
Le Tawashi puise ses origines au Japon. Cette éponge faite à la main a tout pour plaire : réalisée à partir de textile (de préférence recyclé), elle prend son travail très au sérieux, mais tout en douceur. Véritable alliée du nettoyage, vous pourrez en tisser de différentes couleurs en fonction de son utilisation ou de la pièce de la maison à laquelle elle est dédiée. Sa petite boucle permet de la suspendre pour qu’elle sèche, évitant ainsi les mauvaises odeurs liées aux bactéries !
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Matériel nécessaire pour réaliser un tawashi
Les étapes pour réaliser son éponge tawashi

1. La planche
Découpez une planche de bois au format 20 cm x 20 cm (bois tendre ou médium, par exemple). Réutilisez des chutes pour les revaloriser (ancienne étagère, reste de meuble…) ou faites découper au bon format dans un magasin de bricolage.
Vous pouvez aussi adapter les dimensions à une plaque de bois existante, cela changera la taille finale du tawashi (qui peut aussi être rectangulaire !).

2. Le tracé
Sur cette planche, tracez au crayon un carré de 16 cm de côté, à 2 cm des bords extérieurs.
Aidez-vous d’une équerre pour dessiner un beau carré.
Tracez une marque pour le placement des clous tous les 2 cm, tout autour.

3. Les clous
Plantez les clous sur tous les repères, sauf aux 4 coins. Choisissez des clous à tête plate, pour pouvoir bloquer le fil, lors du travail qui suit. Attention aussi à la longueur des clous par rapport à l’épaisseur de la planche.

4. Le fil
Prenez 5m de fil adapté : vous pouvez utiliser le fil DMC Eco vita fil T-shirt (bobine de jersey de 100 à 120 m de long). La matière est issue de chutes de l’industrie textile, on reste donc dans l’esprit du recyclage. Le fil DMC Tape Yarn fil tubulaire peut également convenir. Vous pouvez aussi découper une longue bande dans un tshirt, le résultat sera le même.
Ici, il y a 2 fils de 5m utilisés en même temps, pour avoir une bonne épaisseur et donner cet effet bicolore.
Nouez une extrémité du fil à un clou de façon à bloquer le tissage.

5. Le tissage (1)
Passez le fil sur le clou en face, revenez et recommencez, à l’extérieur des clous qui se font face.
Un premier maillage parallèle est obtenu.

6. Le tissage (2)
À la fin de ce premier maillage, effectuez un passage dans un angle pour repartir à la perpendiculaire. Prenez l’extrémité des fils et passez-les en alternant dessus et dessous le premier maillage.

7. Le tissage (3)
Continuez à passer à l’extérieur des clous qui se font face.
Pour la 2e ligne, inversez l’alternance : passez cette fois dessous puis dessus.
Poursuivez en alternant à chaque fois.

8. Le tissage (4)
En fin d’ouvrage, nouez l’extrémité libre à celle en forme de boucle du départ.

9. Le contour (1)
Quand chaque clou a été relié, finalisez le contour extérieur.
Détachez une boucle à côté du nœud final, sans la lâcher.

10. Le contour (2)
Détachez et passez une 2e boucle juste à côté dans la 1re boucle, puis relâchez la 1re boucle.
Gardez en main la 2e boucle.

11. Le contour (3)
Détachez et passez une 3e boucle dans la 2e, puis relâchez la 2e. Continuez ainsi de suite en faisant tout le tour.
À mi-parcours, une boucle un peu plus grande apparaît. Ne vous inquiétez pas, elle s’équilibrera avec les suivantes.

12. Le contour (4)
En fin de contour, passez les extrémités nouées entre elles dans la dernière boucle.
Créez l’anse en nouant joliment les extrémités et coupez simplement le surplus de fil.
Version 100% recyclée

13. La découpe
L’utilisation des leggings (troués, tachés, trop petits…), de collants épais ou des manches longues d’un t-shirt, est également possible.
Coupez 14 bandes de 2-3 cm de large, en conservant la couture pour obtenir des cercles de tissu.
Pour créer un damier bicolore, employez 2 x 7 bandes.

14. Le tissage
Placez toutes les bandes parallèles du premier maillage.
Placez ensuite les bandes perpendiculaires en alternant dessus puis dessous.

15. Le résultat
Une fois le tissage terminé, un quadrillage bien net est obtenu, sans débords, contrairement au modèle précédent.
Finalisez les contours comme indiqué précédemment.
Pour fabriquer l’anse, réutilisez la dernière boucle de tissu. Si elle est trop courte, ajoutez une dernière bande en la nouant sur un angle.

Le tawashi
Le tawashi est une éponge traditionnelle japonaise. À l’origine, il était fabriqué à partir de fibres végétales naturelles (chanvre, paille de riz, palmier), utilisées pour le nettoyage du corps, de la vaisselle ou des surfaces domestiques. Le mot tawashi désigne d’ailleurs au Japon tout type de brosse ou d’éponge.
Dans sa version contemporaine, popularisée dans les démarches zéro déchet, le tawashi est souvent réalisé à partir de textiles recyclés (chaussettes usées, collants, t-shirts), tissés à la main sur un petit cadre muni de clous ou de chevilles. Il devient ainsi un symbole du DIY utile, à la croisée de la tradition et de l’upcycling.
Un tawashi s’entretient facilement :
- Après usage : bien le rincer et l’essorer pour éviter l’humidité stagnante.
- Séchage : le suspendre à l’air libre (crochet, robinet).
- Lavage : en machine à 30 ou 40 °C, avec le linge ou à la main, à l’eau chaude savonneuse
- Désinfection occasionnelle : un trempage dans de l’eau chaude avec un peu de vinaigre blanc ou de bicarbonate suffit.
Lorsqu’il est trop usé, le tawashi peut être recyclé (chiffon) ou, s’il est 100 % coton, finir sa vie dans la filière textile.
Foire aux questions
Peut-on fabriquer un tawashi sans planche ni clous ?
Oui, il est tout à fait possible de fabriquer un tawashi sans planche ni clous. Certaines méthodes utilisent les doigts 🖐️, un cadre en carton épais ou des supports alternatifs déjà prêts. Ces variantes sont pratiques lorsqu’on manque de matériel, même si la planche cloutée reste la solution la plus stable pour obtenir une forme régulière.
Quel type de tissu est le mieux pour un tawashi ?
Les tissus en coton sont les plus adaptés. Vous pouvez utiliser des gros fils… mais aussi ♻️ les vieux t-shirts, chaussettes ou draps usés, car ils absorbent bien et se lavent facilement. Les collants offrent un effet légèrement grattant intéressant pour la vaisselle. L’idéal est d’éviter les tissus trop épais ou synthétiques, qui sèchent mal et peuvent retenir les odeurs.
Un tawashi peut-il vraiment remplacer une éponge classique ?
Dans la majorité des usages, oui. Le tawashi nettoie efficacement, ne se désagrège pas et se lave facilement, contrairement aux éponges jetables. Il est souvent plus hygiénique car il sèche mieux et peut passer en machine. Pour les salissures très grasses, certains complètent avec un tawashi plus abrasif.
Comment entretenir et nettoyer un tawashi ?
L’entretien d’un tawashi est simple : il suffit de le rincer après usage 💧, de le laisser sécher à l’air libre et de le laver régulièrement en machine avec le reste du linge. Un lavage à 40 ou 60 degrés permet d’éliminer les bactéries et de prolonger sa durée de vie sans effort particulier.
Est-ce que c’est difficile de faire un Tawashi ?
Non, la fabrication d’un tawashi est rapide et accessible à tous. En une quinzaine de minutes ⏰, même un débutant peut réaliser sa première éponge. Les gestes sont simples, répétitifs et faciles à mémoriser, ce qui rend l’activité agréable et sans frustration, même pour quelqu’un peu à l’aise avec le bricolage.
Peut-on faire un tawashi avec des enfants ?
Oui, fabriquer un tawashi peut être une activité manuelle intéressante avec des enfants, à condition qu’un adulte supervise l’utilisation des ciseaux ou des clous. C’est une bonne occasion de parler recyclage, de développer la motricité et de montrer qu’un objet utile peut être créé à partir de matériaux simples.
Merci à Mireia des Ateliers de Mireia pour ce tuto upcycling chutes de cuir !